
Le gouvernement sénégalais envisage de taxer les transferts d’argent et les paiements mobiles. L’idée, inscrite dans le plan de redressement économique 2025-2028, s’inscrit dans un contexte de pression budgétaire intense : dette supérieure à 100 % du PIB, recettes fiscales plus faibles que prévu, nécessité de financer les grands projets. Mais alors que le numérique constitue la solution financière la plus utilisée du pays, cette orientation fiscale soulève un enjeu central : taxer le mobile money, c’est taxer la vie quotidienne de millions de Sénégalais.